TÉMOIGNAGES

Battue par l'amour de ma vie... 

Chaque jour, il m'insultait, me rabaissait..

Un soir glacial de février, il a utilisé mon corps comme punching ball... Il cognait, encore.. encore... et encore,,. Je pensais à mon fils et me répétais "sois forte, tiens le coup, ne meurs pas". Traumatisme crânien, mâchoire cassée...

Mais j'ai survécu, d'autres n'ont pas cette chance !

Ne restons pas dans le silence et OSONS aller chercher de l'aide ! 

L, 39 ans, Valais

Guérir, bien des années plus tard 

J'ai été confrontée à ça pendant une partie de mon enfance, sans oser trop ébruiter.. Les années passent, on enfoui... ça reste bien au chaud, au fond.. Puis des réponses à 48 ans et un retour en arrière douloureux... Que je commence seulement à soigner grâce à l'aide d'un psychologue. Et bon sang si ça fait mal, et bon sang si ça fait du bien de poser des mots sans tabou. Tellement de personnes autour de nous vivent ou ont vécu ça, dans le silence et le déni. Osons en parler, témoigner, dénoncer ! 

S, 48 ans, Valais

 Un combat quotidien

Cela a commencé par des violences psychologiques sur mon physique de femme enceinte. Puis, les premières bousculades... Ensuite il m'enfermait, me laissait sans manger. Lorsque notre premier enfant est né, il me dénigrait à longueur de journée et menaçait violemment notre enfant qui pleurait. Un jour, les coups sont arrivés; bras cassé, visage tuméfié. J'ai réussi à partir pour porter plainte mais il a menacé de prendre les enfants... Je suis revenue mais j'ai ensuite fui chez une amie pour aller en foyer d'accueil d'urgence. Je mène encore actuellement un combat quotidien. Ne restons pas seules et osons parler et chercher de l'aide !

 Le soir qui a fait basculer ma vie

Cela a commencé par des violences psychologiques, verbales. Je me disais que c'était dû à l'alcool et je lui pardonnais. Mais ça devenait de plus en plus fréquent et des gestes commençaient à apparaître. J'ai fui et pris un appartement pour mettre fin à notre relation. Un soir il est venu toquer à ma porte pour me parler. Je lui ai répondu que je n'en avais pas envie. Il a poussé la porte violemment et m'a projeté à terre. Il m'a envoyé sur le canapé, était au-dessus de moi pour me ruer de coups, de coups de tête et m'a étranglé à plusieurs reprises. Je me suis retourné les ongles à force de me débattre pour pouvoir respirer. Je me voyais déjà dans le Nouvelliste... J'ai pu m'en sortir et aller chercher de l'aide, il est essentiel d'en parler !

E, 26 ans, Valais

S, 3 enfants, Valais

En famille...

Petites, on a été victimes de violences psychologiques, de la part de notre mère. Pourtant infirmière... Comme quoi, cela touche tout le monde et tous les milieux. Mon père était absent. Personne n'a bougé dans notre entourage et il s'avère que ce que j'ai vécu se répète dans ma famille depuis longtemps. Je suis une psychothérapie depuis plus de 8 ans car je fais des crises d'angoisses à répétition, et je manque de confiance en moi. Mais je m'en sors, petit à petit.  Il est VITAL d'aller chercher de l'aide pour quitter ces situations. Il faut OSER et ce n'est que plus beau après !

E, 31 ans, Valais